Edition 2011

De quelle montagne veut-on parler? (2e édition)

2011_Aux côtés de Olaf Otto Becker, artiste-en-résidence, des photographes suisses et étrangers – émergents et à mi-carrière – ont abordé des thématiques aussi diverses que le paysage de montagne, la nature sauvage, la montagne construite, la montagne comme symbole d’identité, la montagne et le sublime. Leurs travaux ont démontré, par le biais de pratiques souvent hybrides, que les pistes entre documentaire et fiction sont plus que jamais brouillées.

_Souhaitant créer des synergies internationales, Alt. +1000 a collaboré avec le Royal College of Art de Londres, l’une des écoles de photographie les plus réputées au monde. Les étudiants du département de photographie ont été invités à réaliser un travail pour le festival. Le paysage alpin d’une Suisse préservée – un cadre qui a fait rêvé des générations de touristes anglais depuis le 19e siècle – s’est vu ainsi interprété par de jeunes créateurs qui vivent au centre d’une métropole.

ARTISTES EXPOSÉS
Olivo Barbieri (Italie)
Olaf Otto Becker (Allemagne, 1959)
Justine Blau (Luxembourg)
Marion Burnier (Suisse, 1982)
Joseph-Philibert Girault de Prangey (France)
Susan E. Evans (Etats-Unis)
Francis Frith (Grande-Bretagne)
Matthieu Gafsou (France/Suisse, 1981)
Anne Golaz (Suisse, 1983)
Stéphanie Gygax (Suisse)
Michael Najjar (Allemagne)
Daniel Shea (Etats-Unis, 1985)
Studio A – Daniel Sommer/Roman Seiler (Suisse)
Awoiska Van der Molen (Pays-Bas, 1972)

PUBLICATION
High Altitude. Photography in the mountains, ed. 5 Continents, Milan, 2011 (ISBN 978-88-7439-588-0/Euros 29,00)
Sous la direction de Nathalie Herschdorfer, directrice du festival
Textes de Tobia Bezzola (Kunsthaus Zürich), Marta Caraion (Université de Lausanne), Bernard Debarbieux (Université de Genève), Elena Foster (Ivory Press, Londres/Madrid), Nathalie Herschdorfer et Noémie Richard

_Ce livre était conçu comme un pendant du festival. Il y figure les travaux de créateurs contemporains qui approchent les multiples facettes de la montagne : spectaculaire, sublime, domestiquée, construite (même artificielle !), hors de portée et effrayante. Les artistes résidant en Suisse, en Allemagne, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et en Angleterre, pour la plupart loin d’un environnement montagneux, célèbrent et remettent en question des mythes profondément enracinés, et, chacun à sa manière, essaient d’interpréter ce paysage insaisissable. La nature sauvage contre la montagne touchée par l’homme – une dichotomie qui éveille l’imagination de plusieurs générations d’amateurs de la montagne – va ainsi être traitée par des artistes talentueux, dont le point de vue s’éloigne fortement de celui des cartes postales touristiques.